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Lambert Mende invite les journalistes à assainir leur profession - 28/07/2010 par Simard Simon TSOUMBOU

Les journalistes congolais ont célébré, le jeudi 22 juillet 2010, la journée nationale de la presse sous le thème : " L'apport de la presse dans le développement de la RDC pour les cinquante ans à venir ". A cette occasion, le ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende Omalanga, a invité les professionnels des médias congolais à se mobiliser pour soutenir les mesures d'assainissement en cours de leur métier ainsi que la stricte application des critères d'accès à la profession tels que le recommande la loi n°81-102 du 02 avril 1981.


Mais, au-delà du soutien à ces mesures d'utilité, le numéro de la Communication et des médias a fait savoir que seuls une conscience collective et les moyens indispensables peuvent améliorer les conditions de travail afin d'échapper aux pièges de la médiocrité. Il a également félicité l'Union nationale de la presse congolaise (UNPC) pour la prime grâce à l'appui financier du Programme des nations unies pour le développement (PNUD).
A en croire Lambert Mende, la commémoration de la journée nationale de la presse est un moment idéal pour faire une profonde introspection autour des problèmes qui touchent à la liberté de la presse et l'éthique professionnelle. Il a regretté que les journalistes ne se servent pas de leur outil de travail pour lutter contre la véritable pollution de l'esprit qui est la conséquence la plus prévisible d'une presse dévoyée.
D'après le ministre, seule la mise en œuvre des valeurs morales et professionnelles dans l'exercice du métier d'informer peut permettre aux hommes et aux femmes qui l'exercent de se rendre indispensables au développement du pays. En d'autres termes, le porte-parole du Gouvernement a insisté sur la nécessité de se préoccuper sérieusement de la dimension morale, civique et éthique dans le processus de collecte, de traitement et de diffusion de l'information. La prise en compte de ces valeurs est parfois rendue malaisée par une sorte de conflit entre le droit d'informer et le droit de chacun au respect de sa vie privée, a-t-il indiqué. Lambert Mende a ajouté que ce n'est que dans une rigoureuse cohérence entre le travail de terrain avec sa dimension morale que l'on peut résoudre quotidiennement ce conflit que la liberté de l'information réponde davantage aux besoins de progrès social et de construction démocratique.
A l'évidence, les médias et les journalistes comptent parmi les meilleurs agents multiplicateurs des valeurs autour desquelles il convient de sensibiliser le grand public. En tant que principale source d'information, ils jouent un rôle utile dans les stratégies d'éducation au développement.
Il est vrai qu'en RDC, la plupart des entreprises médiatiques ont une assise économique incertaine. Mais, le ministre de la Communication et des médias a tout de même reconnu que le pays dispose de journalistes talentueux qui sortent du lot. D'où, la nécessité d'organiser régulièrement le recyclage de ces derniers en vue de relever la qualité des productions proposées au public. Ce qui constituera un apport incontestable de la presse au développement de la RDC pour les 50 ans à venir.
Pour la présidente de l'UNPC, Chantal Kanyimbo, une annuaire qui reprend tous les journalistes exerçant en RDC a été imprimé en 5000 exemplaires grâce à l'apport financier du PNUD. Selon elle, ce document a été conçu pour mettre hors d'état de nuire tous les moutons noirs de la profession de journalisme.
Dans l'ensemble du pays, 2000 journalistes ont été recensés dans l'annuaire et 998 pour la ville de Kinshasa. Ces journalistes ont été identifiés par province.
Quant au représentant du PNUD, cette structure continue à appuyer les médias pour la professionnalisation des journalistes. Il a aussi saisi cette opportunité pour inviter les professionnels de médias de s'approprier cet annuaire, un outils important pour les journalistes. Par la même occasion, l'équipe qui a travaillé pour mettre en place ce document a été présentée au public.
Tous ces efforts sont en train d'être fournis pour mettre de l'ordre dans les médias. Car, les médias sont susceptibles soit de concourir à la formation d'une conscience collective et rendre plus conviviales les relations au sein de la communauté, soit de véhiculer une image déformée du pays conduisant à une perception générale négative de la RDC aussi bien par ses propres citoyens qu'à l'extérieur. Ceci, pour que les effets cumulés de l'éducation à la citoyenneté de sensibilisation, de l'éducation formelle et des médias puissent améliorer le niveau général des connaissances sur les thématiques du développement.