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Echos des universités

UPC :28 étudiants tricheurs exclus - 05/08/2010 par V. Wakudinga


La tricherie étant une antivaleur, elle ne pouvait être la bienvenue à l'Université protestante du Congo (UPC), cette alma mater qui a fait de la politique de Tolérance zéro son cheval de bataille. Elle vient à ce sujet non seulement d'exclure 28 étudiants, mais aussi de révoquer 2 assistants, tous impliqués dans une sale affaire de tricherie à un examen comptant pour la 1ère session à la faculté des sciences économiques.


Comment les choses ont-elles pu se passer ?
Un étudiant qui était presque au courant d'un marché conclu entre les 28 étudiants et les 2 assistants a accepté de jouer au flic, question de réunir tous les éléments de preuves pouvant permettre aux autorités de l'UPC de frapper un grand coup. Il s'est improvisé dans cette terrasse où les 28 étudiants étaient déjà en train de travailler leur examen, ou mieux, de copier les réponses.
Du lieu où il se trouvait, il a suivi de fil en aiguille le plan diabolique monté par les 28 étudiants, lequel faisait qu'après la copie dans la terrasse, les copies devaient être amenées à l'UPC à bord d'un véhicule rouge. C'est ainsi que l'étudiant-flic, qui a précédé ses condisciples tricheurs, a alerté les autorités, qui n'étaient pas du tout d'humeur à le croire sur parole.
Mais elles ont fini par croire lorsque quelques minutes plus tard le véhicule rouge annoncé par l'étudiant-flic a fait son entrée sensationnelle. Un étudiant en est descendu et a amorcé la conversation avec les agents trouvés sur place, laissant sa portière ouverte et le chauffeur, un autre étudiant toujours au volant.
Comme ils étaient informés sur le genre de colis que la véhicule amenait, un agent s'est approché, et après une question au chauffeur, s'est saisi de la farde laissée sur le siège par l'étudiant qui était descendu. Le chauffeur qui est descendu en catastrophe, a vite fait de prendre la poudre d'escampette, laissant les autorités s'imprégner du contenu de la farde. Elle contenait 28 copies d'examen. L'étudiant-flic avait donc raison.
Ayant remonté la filière, les autorités ont découvert que les 28 étudiants n'avaient pas opéré seuls, mais avec la complicité de 2 assistants de cette faculté, lesquels devaient avoir proposé ce plan qui n'a pas fonctionné merveilleusement. L'acte ne devait pas rester impuni. Voilà pourquoi, par décret, le recteur de cette alma mater a décidé, non seulement l'exclusion de ces 28 étudiants tricheurs, mais aussi la révocation des 2 assistants par qui le scandale est arrivé, lesquels sont considérés comme des personnes non grata.
C'est pour vous dire que si la tricherie existe dans d'autres institutions de l'ESU (car en effet elle existe et à grande échelle), elle ne peut avoir libre cours à l'UPC où elle est réprimée avec la dernière énergie.