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Echos des universités

U.C. C:Le secrétaire général académique sur un siège éjectable ? - 02/03/2010 par V. Wakudinga

le lundi 1er mars 2010, les cours et les examens de la mi-session n'ont pas eu lieu à l'Université catholique du Congo (ex-Facultés catholiques) situé dans la commune de Limete entre le collège St Raphaël et le Centre Lindonge. Et pour cause ? Le secrétaire général académique, M. l'abbé Libambu, dont la tête est mise à prix, doit partir sans conditions et hic et nunc.


Nommé secrétaire général académique il y a près de deux ans en remplacement du professeur abbé Georges Ndumba, actuellement doyen de la faculté de philosophie, l'abbé Libambu aura vite fait de se mettre négativement en vedette.
Tôt le lundi 1er mars, les étudiants ont voulu exprimer leur ras-le-bol. Voilà pourquoi, des troncs d'arbres et des pneus ont été allumés et placés et au croisement de l'avenue de l'Université avec le chemin qui mène vers l'Université catholique et devant le portail principal de cette alma mater. Une façon pour les étudiants de dire que pour ce jour, ils n'avaient rien à faire ni avec les cours, ni avec les examens de la mi-session, mais ils voulaient obtenir le départ de l'homme qui, pour eux est un obstacle à l'épanouissement de l'Université catholique du Congo.
S'exprimant devant L'Observateur, les étudiants ont expliqué que s'ils exigent hic et nunc le départ de cet homme qui de surcroît est prêtre ce n'est pas pour le simple plaisir de le faire, mais à cause de plusieurs griefs au nombre desquels on peut citer : la fermeture du guichet à 6 mois de la session alors que depuis toujours les étudiants pouvaient payer même pendant la session ; les bulletins d'inscription ne peuvent plus être remplis à la maison et amenés à l'Université ; le mémoire doit être déposé avant la 1ère session sinon on ne pourra avoir droit qu'à une session unique ; l'interdiction des pantalons pour les étudiantes ; de pantalons jeans et de tricots à dessins pour les étudiants ; l'ordre de ne pas téléphoner, non seulement dans les auditoires pendant les cours, mais aussi dans la cour pendant la pause. Ce en quoi les étudiants voient l'avènement d'un climat policier. Et de conclure : " L'Université n'est pas un séminaire ".
Pour un contrôle rigoureux en vue de ses instructions contre-nature, le secrétaire général académique a recruté quelques jeunes gens, placés à l'entrée et dans la cour, question de voir qui porte quoi et qui téléphone. Mais seulement, recrutés pour une sale besogne, ils ont introduit une autre anti-valeur : la corruption. Tu as téléphoné ! Tu a porté un jeans ou un tricot à dessins ! Tu es fille et tu as porté un pantalon ! tu paies x somme pour avoir libre cours.
Pour faire entendre leur voix, les étudiants qui ont rédigé un mémo ont constitué deux délégations : la 1ère est allée chez Mgr l'archevêque et a 2ème est entrée chez le recteur, professeur abbé Jean-Bosco Matand Bulembat. Jusqu'au moment où nous mettons sous presse cet article, la délégation n'était pas encore sortie du cabinet du recteur pour la restitution à la base.
Vraisemblablement, le recteur doit leur avoir demandé le calme en attendant qu'il fasse aussi rapport à la hiérarchie. De toute façon, la situation est pourrie et au nombre des thérapeutiques de choc souhaitées par les étudiants, le départ du secrétaire général académique, abbé Libambu.
Mais ceux-ci semblent oublier que l'Université catholique a une ligne de conduite et n'appartient pas aux étudiants. Les étudiants en venant s'inscrire à l'Université catholique prennent l'engagement d'obéir au règlement d'ordre intérieur de celle-ci et de s'y plier et non le contraire. Ceux qui se sentent à l'étroit à l'Université catholique n'ont qu'à plier bagages et aller voir ailleurs. Voilà pourquoi, malgré les insuffisances relevées (cas de corruption), la haute hiérarchie de l'Eglise doit soutenir l'œuvre du secrétaire général académique.