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Avantages des universités canadiennes - 25/01/2010 par Mathieu Oui

Sur les dix provinces canadiennes, trois anglophones accueillent la majorité des étudiants français qui choisissent d’étudier au Canada : la Colombie-Britannique sur la côte ouest (10 universités), l’Ontario – province la plus centrale avec Toronto et Ottawa (32 universités) – et, dans une moindre mesure, l’Alberta (6 universités).


Bénéficier d’un programme d’échange entre établissements français et canadiens permet de ne pas payer les frais de scolarité, tout en validant des crédits pour l’obtention de son diplôme français. Une belle économie quand on connaît le montant des frais de scolarité des universités canadiennes, plusieurs milliers de dollars annuels en général. Parmi les 400 accords interuniversitaires recensés par le service culturel de l’ambassade canadienne, citons le programme ORA (Ontario-Rhône-Alpes), signé entre 15 universités canadiennes et autant d’universités et grandes écoles françaises, ou encore le programme ISEP (International Student Exchange Programs), qui associe trois établissements canadiens et une vingtaine de partenaires français.

L’immersion dans un environnement anglophone, associée au cadre naturel exceptionnel et à la proximité des États-Unis est un véritable atout du Canada. Cours en petits groupes, programmes à la carte, campus et bibliothèques accessibles 24h/24, infrastructures sportives, peu d’heures de cours (une douzaine par semaine en moyenne), mais beaucoup de préparation et de lectures en amont, les facs canadiennes ne manquent pas d’atouts.

Accords interuniversitaires France-Canada
Pour les étudiants de la filière commerce, les universités d’Alberta et de Victoria sont partenaires de l’EDHEC, et l’UBC (University of British Columbia), à Vancouver, a signé des accords d’échange avec HEC, Sciences po et l’IEP (institut d’études politiques) de Grenoble. En matière de doubles diplômes, signalons aussi les programmes entre l’université d’Ottawa et l'ESC (école supérieure de commerce) de Rouen et Reims Management School.

En sciences sociales, les établissements réputés ne manquent pas : Sciences po a signé une vingtaine d’accords d’échange avec notamment les universités de Toronto, Ottawa, Queens, Simon Fraser, Calgary, Victoria… L’université de droit et de sciences politiques de Nantes est aussi associée à l’université d’Ottawa. Un bon niveau au TOEFL (Test of English as a Foreign Language) est généralement exigé à l’entrée, mais la plupart des facs proposent des cours d’anglais pour les étrangers.

En matière de filières scientifiques, les grandes universités comme celles d’Alberta, de Calgary, de Toronto ou de Vancouver offrent des programmes variés dans les différentes spécialités de génie (ingénierie). L’université de Toronto est associée à plusieurs établissements lyonnais, dont l’INSA (institut national des sciences appliquées) et Lyon 1. Par ailleurs, la recherche en environnement est l’un des points forts des universités canadiennes, particulièrement dans les domaines de l’eau, de l’océanographie (UBC, Victoria…) et de la forêt (Alberta, Moncton, Nouveau-Brunswick, Toronto…). Plusieurs établissements en Ontario (Trent, Guelph, Toronto, York University), en Alberta (Alberta, Calgary) et en Colombie-Britannique (UBC) ont développé des formations en gestion et politique des ressources naturelles.

Zoom sur une fac canadienne : l’UBC, la fac des Jeux olympiques
C’est le campus où il faudra passer l’hiver 2010 ! L’université de Colombie-Britannique (dite UBC) à Vancouver accueillera quelques-unes des compétitions des Jeux olympiques d’hiver (du 12 au 28 février), et notamment les matchs de hockey. Avec 56 000 étudiants (dont 12 % d’étrangers) et un campus de 400 hectares au bord du Pacifique, l’UBC fait figure de poids lourd des universités canadiennes. L’an dernier, elle a d’ailleurs décroché la 34ème place du classement mondial du Times Higher Education, se classant 2nde fac du pays après McGill à Montréal (vingtième au THE). Surtout, l’UBC, établissement pluridisciplinaire, est très réputée en matière de recherche et d’innovation. Elle a notamment mis en place une politique de développement durable et d’économie d’énergie (couverts des cafétérias biodégradables, véhicules électriques…). Elle a ausi recruté en 2007 Carl Wieman, prix Nobel de physique 2001, pour développer une nouvelle méthode d’apprentissage des sciences auprès des étudiants.