Beaucoup de personnes prétendent que fumer aide à mieux supporter leurs problèmes. Quand ils sont en période de crise, ils vous jurent par tous les dieux qu'une bonne cigarette suffirait à les calmer ou les rendre plus zen. On peut se demander quel agent de texture présent dans la cigarette a ce pouvoir de générer un sentiment si proche de l'extase qu'on en oublie les effets néfastes.
À l'instant où j'écris cet article, je me trouve sur une terrasse de café, et une jeune fille, sans doute encore mineure, accompagnée de sa mère, se lève pour demander une cigarette à un parfait inconnu. Elle est obligée de s'excuser et de se justifier pour obtenir son clou de cercueil. Enfin, maintenant qu'elle l'a eu, elle vient s'assoir à nouveau auprès de sa mère et clope comme un pompier. Quand elle a presque fini, elle en laisse deux ou trois taffes pour sa mère.
J'ai beau essayer de comprendre, je n'arrive pas à voir en quoi cette situation peut générer du calme. En fait, cette fille est en état de manque, et elle a dû trouver une astuce pour pouvoir fumer sa cigarette. J'imagine le stress qu'il lui a fallu affronter pour quémander sa drogue. Le plus drôle dans tout ça, c'est qu'en ce moment même, la mère et la fille se disputent. Loin de trouver le calme, elles ont une conversation plutôt tendue. Franchement, j'ai du mal à croire que la cigarette procure la paix ou une sorte de bien-être.
Si l'on en revient aux agents de textures que contient la cigarette, on est encore loin d'imaginer que ces produits calment. Tous sont extrêmement toxiques. Ils irritent la gorge, rendent léthargique et affaiblissent le corps et l'esprit.
Même la nicotine, qui devrait être la seule drogue capable de fournir cette sensation proche de l'extase, s'évacue de l'organisme en moins de temps qu'on le croit. Résultat : le fumeur reste le plus souvent avec une sensation de vide et d'état de manque qu'autre chose synonyme de satisfaction.
À moins que le fumeur se convainque de cette imposture, il n'y a qu'eux pour tomber dans le panneau. Un non-fumeur n'aurait absolument aucun de ses inconvénients. Jamais il ne prendra le risque de se mettre dans cette situation où il doit faire l'aumône, à moins d'être pauvre pour de bon et d'avoir faim. Mais dans ce cas, si vous me permettez une légère critique, il n'en sera pas ridiculisé.
Ai-je vraiment plaisir à fumer ?
En tant qu'ancien fumeur, je me suis laissé persuader que le plaisir se trouvait dans le fait d'inhaler la fumée et de la sortir par le nez. J'arrivais à me convaincre du plaisir de cette bouffée de fumée qui envahissait mes poumons. J'en été tellement convaincu que j'attribuais mes maux de tête ou mes maux de gorge à un courant d'air, une journée de travail stressante ou n'importe quoi d'autre qui ne soit pas la cigarette. Je devais absolument m'en persuader.
Puisque j'habitais à Nancy, dans le nord-est de la France, je pouvais imputer au climat mes rhumes, mes bronchites, mes toux matinales...
Même après un week-end de fêtes entre amis où la consommation de tabac avait fini par détruire mes bronches et irriter ma gorge au point d'être aphone ne m'arrêtait pas de fumer. C'était insensé. Je pouvais continuer de me mentir et d'affliger à mon organisme au point de les rendre malades.
Jamais, du temps que j'étais fumeur, je ne me suis posé la question de savoir si j'éprouvais du plaisir à fumer, car je pense qu'il m'aurait fallu être honnête envers moi et que j'en étais tout simplement incapable.
C'est aujourd'hui que je suis devenu libre de cet esclavage que je peux prendre en considération le sens qu'on attribue au plaisir. Ça n'est que maintenant que je n'associe plus le plaisir à la destruction.
Tout en moi rejette la fumée de cigarette : l'odeur, l'opacité de cette fumée qui voile l'espace dans lequel on se trouve.
Les fumeurs reconnaissent eux-mêmes combien l'odeur du tabac froid est insupportable. La mauvaise haleine, les vêtements qui sentent mauvais, le bout des doigts qui deviennent bruns. Mais le plus dramatique, ce sont les effets indésirables qui surviennent dès la première cigarette et surtout à la première cigarette : vomissement, étouffement, quinte de toux, maux de tête...
On pourrait établir une liste et se concentrer sur chacun d'eux pour voir comment ils évoluent dans la vie du fumeur. Je ne vois vraiment pas comment l'on peut admettre que de fumer une cigarette engendre du plaisir. Encore une fois, je pense que seul le fumeur se convainque de cette idée fausse, mais il faut être un ancien fumeur pour se rendre compte que le plaisir commence dès lors qu'on a arrêté définitivement de fumer.
La vraie dépendance à la nicotine !
Tous les paquets de cigarettes mentionnent le taux de nicotine présent dans le tabac, c'est ce qui a permis une action marketing encore plus judicieuse pour assurer la vente de cigarettes. On a grâce à cela, inventé la cigarette light ! À quand la cigarette zéro ?
Tout ce qui est dit sur la nicotine est vrai en règle générale, comme lorsque l'on parle de la dépendance qu'elle entraîne. Pourtant, on reviendra sur certains points qui semblent ne pas être tout à fait exacts.
La nicotine s'adapte formidablement dans notre organisme à cause de sa ressemblance avec une substance naturelle qui est l'acétylcholine. Quand on inhale la fumée de cigarette, la nicotine vient se loger partout où normalement l'autre molécule vient habituellement se loger. L'acétylcholine régule le rythme cardiaque et la tension artérielle, c'est pourquoi la nicotine lorsqu'elle prend la place de cette substance naturelle occasionne une augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle ; son action n'est pas la même.
Les propriétés psychoactives de la nicotine sont les suivantes : sensation de plaisir, stimulation intellectuelle, réducteur de stress et effet coupe-faim.
La vérité vraie sur la nicotine à présent. Est-elle à ce point responsable de la dépendance ? Certes, aujourd'hui, c'est parfaitement démontré scientifiquement, néanmoins, on peut s'en défaire assez facilement, car la vraie dépendance est psychologique, bien plus que la dépendance physique.
Le deuxième point qu'il convient d'éclaircir, c'est de savoir si la nicotine est réellement responsable des cancers de la cigarette. La nicotine n'est absolument pas cancérigène, toutefois, son absorption pourrait favoriser la progression du cancer et donc des métastases chez un individu malade.
Il existe une affiche sur laquelle figure une cigarette et tous les composés cancérigènes qu'elle contient, comme l'acétaldéhyde, le pyrène, le polonium 210, la naphtylamine, etc. Cette affiche nous informe sur les molécules responsables du cancer du fumeur. Vous pourrez la trouver chez certains médecins qui la tiennent accrochée dans leur salle d'attente, sinon on la trouve dans certains hôpitaux.
Les chamans d'Amérique du Sud utilisent un tabac qu'ils appellent le Mapacho, il contient vingt fois plus de nicotine. Il est employé comme répulsif, mais aussi dans certains rituels pour chasser les mauvaises énergies. Ce tabac semble avoir des vertus pour la santé, mais le secret continu d'être bien gardé. Néanmoins, récemment, sur le net, j'ai pu observer qu'une équipe de chercheur était sur le point de découvrir que la nicotine pourrait venir en aide aux malades d'Alzheimer et de Parkinson.