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Moïse Katumbi : tout pour concrétiser la vision de J. Kabila. - 27/05/2010 par SG

Moïse Katumbi fait peur. A qui ? Apparemment, ceux qui ont peur de lui essaient d’orienter ailleurs leur peur au point de présenter le gouverneur du Katanga comme une peste.


Plus d’une histoire à faire dormir debout sont inventées pour fabriquer une légende sur Katumbi qui serai un diable politique. Et pourtant, il y a bientôt des années que l’homme est aux affaires à la tête de la province du Katanga. Si on avait à lui reprocher, ce serait sur sa gestion. Il est clairement démontré qu’il est un modèle de gouverneur que tout chef d’Etat aimerait avoir.

Engagé, déterminé et convaincant, Moïse Katumbi est l’un de 15 collaborateurs recherchés par le chef de l’Etat. Comme, au bon vin, point d’enseigne Moïse Katumbi est devenu le gouverneur qu’aimerait avoir les populations de toutes les provinces du pays. Ce sont là des éléments objectifs sur lesquels se fonde la popularité de cet homme. Et Moïse Katumbi tout en étant ce qu’il est, n’a jamais raté l’occasion de dire que s’il est ce qu’il est, c’est grâce à un homme, Joseph Kabila dont il concrétise la vision au quotidien. Son comportement politique n’a jamais souffert d’une moindre déviation qui en ferait une chauve-souris politique. Il compte parmi les inconditionnels du Chef de l’Etat.

Puisqu’on ne peut l’avoir sur le terrain politique où ses relations avec le Chef de l’Etat sont parmi les meilleures ; puisqu’on ne peut rien reprocher à sa gestion quotidienne, on n’hésite pas à se hasarder sur le terrain des affaires. Et pourtant tout le monde sait que Moïse Katumbi est avant tout un homme d’affaire qui a tout apporté sur le terrain politique. Il a apporté à la politique plus qu’il n’en a tiré.

C’est avec joie qu’il le fait d’autant plus qu’il s’agit de participer à la reconstruction du pays et d’épauler le Chef de l’Etat aux côtés de tous les Congolais soucieux de placer une fois pour toutes le pays sur orbite. On est donc ahuri, choqué, estomaqué de constater que certaines gens, pêcheurs en-eau-trouble, ne supportent pas qu’un Congolais, parmi ceux qui ont bien compris ce qu’ils ont à faire aux côtés du Chef de l’Etat, soit vilipendé, calomnié dans certains médias, particulièrement sur la toile. Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. On aurait voulu que les braillards ôtent le masque, qu’ils agissent à visage découvert afin de recevoir la réplique qu’ils méritent. Malheureusement ce ne sont que des lâches.

DETOURNEMENT

La dénonciation est presque passée inaperçue. Pourtant, elle ne vient pas de n’importe qui. Elle vient du numéro 1 de la province cuprifère. En visite de travail au Nord de sa province, à Kalemie précisément, Moïse KATUMBI a mis à nue la magouille qui sévit à Kinshasa au niveau des différentes instances de décision. En des termes sans équivoque, il a demandé qu’une enquête soit diligentée en vue de démasquer le réseau des détourneurs des deniers publics. De quoi retourne-t- il au juste ?
Sur ordre du chef de l’Etat, un fonds important évalué en millions de dollars américains avait été décaissé pour la réhabilitation de l’aérogare de la ville portuaire de Kalemie. Vérification faite au niveau des écritures, dans la chaîne des dépenses publiques, il y a réellement eu mouvement de fonds. Mais aussi invraisemblable que cela peut paraître, les millions décaissés n’ont jamais atteint le Katanga. Le gouvernement provincial ne reconnaît avoir vu le moindre billet atterrir dans sa gibecière.
L’argent est effectivement sorti du trésor public, mais est resté à Kinshasa où il flotte entre quatre impénétrables murs. Qui ont orchestré le détournement, s’interroge l’opinion publique congolaise. Il est de notoriété que en cas d’ordre exprès émis par le Chef de l’Etat concernant un décaissement au profit d’une entité administrative, surtout en matière de réhabilitation des infrastructures, les instances ci-après de décision sont directement inévitablement concernés: la Présidence de la République, c’est-à- dire le cabinet présidentiel, les ministères des Infrastructures et Travaux publics, des Finances et du Budget. Tous ces différents rouages sont concernés, chacun à un titre particulier. Mais, à quel niveau exact se sont volatilisés les fonds destinés à la réfection de l’aérogare de Kalemie? That is the question.

Rigueur de la loi

Ce qui a poussé l’exécutif provincial du Katanga à dénoncer la magouille au sommet de l’Etat, c’est un peu l’exaspération. La province avait reçu la ferme assurance du gouvernement central que les fonds promis par le Chef de l’Etat arrivaient incessamment. Elle a ainsi préféré démarrer les travaux sur fonds propre.
Dans l’assurance, c’est le cas de le répéter, qu’une fois les fonds nationaux parvenus au Katanga, la caisse de la province ferait prompte compensation. Les travaux se sont poursuivis, les promesses de la capitale ont aussi redoublé. Au bout du compte l’aérogare vient d’être complètement réhabilité, sur fonds propre de la province sans que Kinshasa n’ait déboursé un seul rond.
Craignant que les magouilleurs ne s’avisent de récupérer l’exécution de l’ouvrage à leur compte et ne justifient de cette façon l’argent détourné, la province du Katanga a décidé de porter l’affaire sur la place publique. A l’occasion de l’inauguration officielle au nouveau bâtiment, le patron de l’exécutif katangais a crevé l’abcès.
Cette affaire n’est pas sans rappeler une autre tout aussi scabreuse qui s’était déroulée au Kasai Occidental. Le Chef de l’Etat avait promis, puis disponibilité des fonds pour la réhabilitation du barrage de KATENDE en 2001. Lors du passage d’inspection en 2002, il avait eu la désagréable surprise de constater que les fonds s’étaient volatilisés entre la capitale et la province du Kasaï Occidental. Aujourd’hui, avec ce retour intempestif de la magouille au devant de la scène, il faut que la justice s’attaque à tous les « KULUNA » en cravate qui pavoisent au sommet de l’Etat.