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Marie Ange Lukiana appelle à l'application des textes juridiques existants - 13/03/2010 par Lucien Dianzenza

La ministre du Genre, de la Famille et l'Enfant, Marie-Ange Lukiana Mufwankolo, a appelé la communauté nationale à fournir plus d'efforts en vue de traduire dans les faits des dispositions légales qui confèrent certains droits à la femme.


A l'occasion de la célébration, le 8 mars 2010, de la Journée internationale de la femme, la RDC, à l'instar des autres parties du monde, a donné la possibilité à la femme congolaise de s'exprimer sur sa condition. En plus des messages marqués sur les calicots et banderoles arborés lors du défilé de près de six heures organisé sur le boulevard Triomphal auquel ont pris part toutes les forces vives féminines de la capitale de la RDC, la voix des femmes a été portée par la ministre en charge de ce secteur de la vie de la nation, Marie-Ange Lukiana.

Pour la RDC, la fête a été placée sous le thème: "Le progrès pour tous par la parité homme-femme dans un Congo cinquantenaire". Le défilé organisé à cette occasion a été l'opportunité pour la ministre du Genre, de la famille et de l'enfant, d'annoncer que le gouvernement congolais entend apporter, des changements significatifs dans le vécu quotidien de la femme. S'appuyant sur ce thème national, la ministre a relevé des progrès réalisés dans ce domaine particulier. Mais, elle a également souligné le long parcourt qui reste à faire en vue d'atteindre le niveau envisagé sinon acceptable dans ces conditions de la femme congolaise.

Pour la ministre Marie-Ange Lukiana, tel qu'affiché dans son discours fait la veille à la nation congolaise, ainsi qu'à celui prononcé à la tribune érigé à l'occasion de ce défilé, la commémoration du cinquantenaire est une opportunité historique donnée aux Congolais pour la mise en œuvre de la parité Homme-Femme dans les différents secteurs de la vie nationale. ‘'Cela, pour bâtir un Congo plus beau qu'avant dans la solidarité, la complémentarité et le partenariat entre tous les fils et filles de notre cher et beau pays'', a-t-elle martelé. De l'avis de la ministre, le cinquantenaire revêt également un caractère d'opportunité historique à saisir par tous en vue du renforcement de la détermination à agir pour bâtir les droits des femmes et partant, des peuples.

Dessinant le tableau du visage que présente la femme congolaise, cinquante ans après l'indépendance, la ministre Marie Ange Lukiana note les avancées sur la situation de la femme. ‘'On peut reconnaître que la situation de la femme, de la jeune et petite fille a connu des avancées significatives. Cela, particulièrement, ces dernières années'', a-t-elle reconnu. Il suffit de voir, a-t-elle poursuivi, combien des secteurs de la vie nationale comme l'éducation, l'emploi, l'accès aux ressources, la gouvernance, la culture, la presse et les médias ainsi que beaucoup d'autres sont aujourd'hui marqués et occupés par les femmes.

La ministre du Genre, de la famille et de l'enfant a, cependant, épinglé ce qui reste encore à faire. ‘'On se doit de relever particulièrement dans le domaine du statut juridique et social de la femme ainsi que dans celui de l'égalité des droits, des chances et d'opportunités, des efforts énormes restent encore à faire en RDC'', a souligné Marie Ange Lukiana. ‘'C'est ainsi que nous invitons tous ensemble à capitaliser les acquis de la lutte commencée les années dernières particulièrement celle légitime de 2009, dans le cadre de la campagne « Je dénonce » contre l'impunité et les violences basées sur le Genre'', a insisté la ministre.

A cet effet, a révélé Marie Ange Lukiana, le gouvernement a mis en place deux structures dans le cadre du Cinquantenaire du pays. Il s'agit de l'Agence de lutte contre la violence faite à la femme (AVIFEM), et le Fonds national pour la protection de l'enfant et de la femme (FONAFEN). Celles-ci rentrent dans le cadre des actions entreprises et mesures arrêtées pour l'amélioration du statut de la femme et l'égalité des droits et des chances entre tous dans le pays.