L’Ogefrem honore régulièrement les créances dues aux tiers et à ce jour aucune action judiciaire n’a été engagée contre cette entreprise.
Remis en liberté après des ennuis judiciaires, le professeur Emile Ngoy Kasongo a regagné son poste d’Administrateurs Directeur général de l’Office de gestion du fret Multimodal (Ogefrem).
Cette situation n’aurait pas enchanté certains de ses anciens collègues. A travers des déclarations dans la presse, ils ont estimé que Emile Ngoy doit rendre le tablier. Motif, le dossier judiciaire ouvert contre lui reste encore pendant. Pour cette raison, il ne peut pas prester à la tête d’une entreprise publique. Ces dernières déclarations médiatiques ont affirmé que le Dg. Emile Ngoy a mis l’Ogefrem sur une pente raide qui conduit aujourd’hui à sa banqueroute devenue quasi inévitable.
Des spécialistes avisés soutiennent les adversaires de Emile Ngoy, estimeraient que la mise à l’écart, avant châtiment exemplaire, est la seule thérapeutique de choc susceptible de remettre cette entreprise à flot.
Bénéficiant d’une liberté provisoire, Emile Ngoy s’est dit en droit de reprendre ses activités quotidiennes. Dans le même ordre d’idées, il relève qu’aux termes du dernier alinéa de l’article 17 de la Constitution, la liberté individuelle est garantie. Elle est la règle, la détention en est l’exception.
Cela étant, nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou condamné qu’en vertu de la loi et dans les formes qu’elle prescrit. S’accrochant toujours à la Constitution, Emile Ngoy a estimé que toute personne accusée d’une infraction est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie par un jugement définitif. Ignorer ces principes est une chose aberrante pour les professionnels de la presse, a estimé le Dg de l’Ogefrem.
En ce qui concerne la prétendue banqueroute de l’Ogefrem, Emile Ngoy a rappelé aux auteurs d’accusations portées contre lui qu’il s’agit d’une notion de droit signifiant une faillite frauduleuse. Sans revenir sur les conditions légales de la faillite que les intéressés ignorent, le Dg de l’Ogefrem a confirmé que son entreprise accuse une croissance moyenne annuelle de 29%.
A titre illustratif, l’Ogefrem a fait preuve des performances commerciales remarquables en augmentant chaque année son chiffre d’affaires. Les contributions à la caisse de l’Etat s’élèvent à 1 611 452 Usd en 2006,1853021 Usd en 2007,2996919 Usd en 2008 et 3 448645 Usd en 2009; soit, un taux de croissance moyen annuel de près de 31%. Ces contributions dues à l’Etat sont payées dans les délais.
Ce qui a valu à l’office les félicitations à plusieurs reprises de l’administration fiscale et du ministère du Portefeuille. Pour ce qui est des salaires des agents, ils sont régulièrement payés. Pour preuve, l’entreprise n’a aucun arriéré à payer aux travailleurs. A cela s’ajoute les investissements.
En effet, l’Ogefrem a investi 4 260 874 Usd en 2006, 741 485 Usd en 2007,10 674 012 Usd en 2008 et 4 0510245 Usd en 2009, soit un taux de croissance moyen annuel de 144%. Ces fonds sont utilisés pour l’acquisition des immobiliers physiques nécessaires au maintien et à la modernisation de son outil de travail.
Ces investissements ont permis entre autres choses la construction des infrastructures d’assistance aux chargeurs, en l’occurrence les parcs à bois et à véhicules de la ville portuaire de Boma. En plus de ces indicateurs économiques, l’Ogefrem honore régulièrement les créances dues aux tiers et à ce jour aucune action judiciaire n’a été engagée contre cette entreprise. Prétendre dans ces conditions une faillite de l’Ogefrem est simplement de la mauvaise foi dans le seul but de nuire à la dignité et à l’honneur de son Directeur général, a-t-il conclu.