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Echos des universités

Examens et délibérations: les chefs d’établissements et le non respect du règlement . - 05/08/2010 par Le Potentiel/L’Observateur


Le ministre de l’Esu Mashako Mamba a, au cours d’un échange avec les chefs d’établissements, attiré une fois de plus l’attention de ces derniers sur le strict respect de règlement des examens et des délibérations à la veille de l’organisation de la première session.
L’année académique 2009-2010 tire à sa fin. Et à la veille de la première session d’examens, le ministre de l’Esu attire l’attention des enseignants du secteur sur les maux profondément enracinés qui minent l’enseignement supérieur et universitaire, desservent les étudiants et discréditent les professeurs et le corps scientifique.


Les chefs d’établissements et secrétaires généraux académiques de l’Enseignement supérieur et universitaire (Esu) viennent, une fois de plus, d’être s’instruits sur le respect du règlement des examens et des délibérations. Le ministre de l’Esu, Léonard Mashako Mamba, a attiré leur attention au cours de l’échange qu’il a eu avec eux hier mardi 13 juillet 2010 dans la salle de promotion de l’Institut supérieur pédagogique (ISP) de Gombe. Cela à la veille de l’organisation de la première session d’examens de l’année académique 2009-2010.
Sans complaisance, il a dénoncé toutes les anti-valeurs qui compromettent non seulement l’avenir de l’enseignement supérieur et universitaire en RDC, mais aussi celui de la jeunesse estudiantine, tout en portant un discrédit aux enseignants. Il est question de la complaisance dans la composition des jurys, du monnayage des cotes, de points sexuellement transmissibles, de la perte ou rétention des cotes.
Ce qui entraîne le retard dans les délibérations et le retard dans la transmission des Procès-verbaux de délibérations. Il n’a pas oublié les examens et autres interrogations que les professeurs font passer dans des milieux non académiques tels que les résidences privées, les bars, etc. Il a déploré le fait que les autorités académiques ferment les yeux sur ces cas avérés de flagrance. Pour lui, ces enseignants n’ont pas leur place dans les établissements du secteur, lieux d’excellence.
Le ministre de l’Esu a également mis en garde ses interlocuteurs contre les phénomènes «Kotisa-Bimisa, Les enfants d’abord, Circuits et Etudiants du salon». Dans le même ordre d’idées pratiquement, Léonard Mashako Mamba a aussi fait remarquer qu’à l’Université de Kinshasa, par exemple, on a voulu décerner des diplômes de docteurs aux étudiants de la faculté de médecine qui, pourtant, n’ont pas eu sept cours majeurs.
Par ailleurs, le numéro un de l’Esu, qui faisait en même temps l’état des lieux de l’année académique 2009-2010, a fait part à ses hôtes de l’Instruction 012 qui donne les directives pour l’année académique 2010-2011. Il s’agit notamment du concours d’entrée obligatoire pour les classes de préparatoire, de premier graduat et pour les étudiants qui viennent des extensions et d’autres institutions pour le deuxième cycle concernant l’année académique 2010-2011.
Assainissement du secteur de l’Esu : Vers une partielle amélioration de la situation estime Mashako Mamba
Déterminé à assainir le secteur de l'Enseignement supérieur et universitaire (Esu), le professeur Léonard Mashako continue à mener une lutte sans merci contre les antivaleurs qui ont élu domicile dans ce secteur depuis qu'il a pris les rennes dudit ministère. Parmi ces antivaleurs, il s'agit notamment du non-respect de calendrier académique observé sans certains établissements de l'Esu, du non-respect du règlement régissant le déroulement des examens et les délibérations des étudiants ; l'existence des phénomènes appelés « points sexuellement transmissibles », « les enfants d'abord ».
En effet, ces épineuses questions ainsi que tant d'autres ont été à l'ordre du jour d'une séance de travail qui a réuni hier mardi 13 juillet dans la salle de promotion de l'ISP/Gombe, le ministre de l'Esu, le professeur Léonard Mashako Mamba et les chefs d'établissements de son secteur.
Il s'est agi exactement pour le numéro un de l'Esu, de faire une évaluation de la situation générale au sein des établissements de l'Esu à deux semaines de la clôture de l'année académique 2009-2010 et en même temps, de faire la prévision de la prochaine année académique 2010-2011.
Dans cette optique, Léonard Mashako, (qui avait à ses côtés le recteur de l'Unikin, la secrétaire générale à l'Esu et le directeur général de l'ISP/Gombe qui a introduit le ministre dans son mot de bienvenue à ses collègues chefs d'établissements) dans son évaluation, a laissé entendre ce qui suit : " l'année académique 2009-20010 s'est généralement bien déroulée et actuellement, plus de 95% de nos établissements ont déjà entamé la première session des examens ". Il a cependant reconnu que cette année académique qui est à son terme a connu quelques arrêts dans certains établissements.
Le ministre a cité le cas de l'Unikin, de l'université catholique du Congo, à Goma, à Butembo, à IFA Yangambi et signalé des situations critiques avec violences et dégâts matériels et humains au Bas-Congo, précisément à l'université Joseph Kasa-Vubu de Boma et à l'ISP Mbanza-Ngungu.
S'agissant particulièrement du cas de l'Unikin longtemps réputée pour les retards de ses années académiques, le ministre de l'Esu a signalé qu'elle vient enfin de se libérer de la quasi-totalité des litiges de ses années académiques (2007-2008 et 2008-2009 à l'exception de la faculté de médecine et de polytechnique). Ceci, a indiqué Léonard Mashako, permet à la grande et la première institution congolaise de reprendre le calendrier académique normal dès le mois d'octobre 2010 pour l'année académique 2010-2011.
Le ministre de l'Esu a par ailleurs accordé une mention spéciale aux établissements qui se sont distingués par le respect du calendrier et qui, a-t-il signalé, vont déjà procéder à la clôture de l'année académique le 15 et le 31 juillet de cette année. Il s'agit respectivement de l'ISEAV, du Philosophât St Canisius de Kimwenza et de l'université de Lubumbashi que Léonard Mashako a qualifiés des meilleurs élèves.
S'agissant par contre des instructions relatives à l'année académique 2010-2011, le ministre de l'Esu a promis aux chefs d'établissements de l'Esu qu'elles seront diffusées ce mercredi au travers de l'instruction académique n°012.
Combattre les irrégularités
Expliquant la baisse de la qualité de l'enseignement congolais par des antivaleurs ci-haut indiquées, le ministre Mashako a longuement interpellé les chefs d'établissements de son secteur sur ces pratiques mise en cause.
Pour y parvenir, il a annoncé : l'instauration d'un concours d'entrée obligatoire pour les classes de préparatoire, de 1er graduat et pour ceux qui viennent des extensions et des autres institutions pour le 2ème cycle pour l'année académique 2010-2011. Le processus de l'excellence, de l'assurance-qualité et de l'arrimage au processus de Bologne (LMD) qui doit démarrer impérativement dans les institutions par la mise en place des cellules d'assurance-qualité qui ont la lourde responsabilité de s'assurer de la bonne gouvernance ou non dont font preuve les gestionnaires. Il y a également la ramification des auditoires.
Abordant le point relatif à l'organisation des examens et des délibérations, le ministre a invité les chefs d'établissements à se référer uniquement au règlement y relatif contenu dans un vade-mecum qu'il leur a brandi. Une manière pour le professeur Mashako de s'insurger contre ce qu'il a appelé de nouveaux critères de délibérations mis en place par certains enseignants se traduisant par le monnayage des points ou encore " les points sexuellement transmissibles ".
D'autres points abordés par le ministre de l'Esu au cours de la rencontre d'hier étaient relatifs à l'utilisation par les universités congolaises de nouvelles technologies d'information et de communication (Ntic), à la relève académique et le vieillissement des étudiants sur le banc de l'université, à l'existence illégale d'un comité interinstitutionnel des étudiants à la base de certains troubles dans les milieux universitaires, car manipulées par certaines autorités politico administratives.
Mashako Mamba n'a pas oublié de faire un survol rétroactif de ce qu'a été l'exposition organisée récemment par son ministère. Il leur a parlé également de l'audit organisationnel et de l'enquête de viabilité des filières médicales sur l'ensemble du territoire national ainsi que de la poursuite de l'audit organisationnel et de l'enquête de viabilité des établissements de l'Esu en provinces.